“Oh…. qu’il est mignon le rochienchien”. Captain Copyright ayant fait flop, la MPAA a trouvé une nouvelle arme pour attendrir les chérubins au problème du piratage : Lucky et Flo. Le lobby du cinéma a présenté ses deux labradors renifleurs de CD et DVD piratés aux écoliers d’une école primaire de Los Angeles, dans le cadre d’une tournée nord-américaine qui conduira également les deux toutous à Mexico et Washington.
La conseillère municipale Wendy Greuel, qui préside la task force anti-piratage de Los Angeles, et le chercheur en sécurité Internet Parry Aftab ont profité de la présence de Lucky et Flo pour instruire aux enfants l’importance de la protection du droit d’auteur. “Ces chiens spéciaux nous aident à éduquer les enfants sur l’importance de respecter les droits d’auteurs tout en présentant les choses d’une façon sympathique et captivante”, reconnaît John Malcom, le responsable de la lutte internationale contre le piratage de la MPAA.
“En parlant aux enfants dans cette tranche d’âge nous travaillons à instiller très tôt l’importance de la protection du droit d’auteur et des conséquences négatives du piratage’, ajoute Mme Greuel. ‘Le piratage de films heurte l’économie locale, détruit des emplois, et a des effets sur tous ceux qui sont impliqués dans la production et la distribution de films”. Autant dire, à Los Angeles, un grand nombre des parents des enfants présents dans la salle de classe.
Pour contrebalancer ce qui ressemble tout de même fort à du conditionnement mental, il faudra que la fondation Creative Commons s’équipe elle aussi en animaux de compagnie attendrissants, et qu’elle vienne expliquer dans les classes que le droit d’auteur peut aussi servir, lorsqu’il est bien utilisé, à étendre le savoir commun et à mieux diffuser la culture gratuitement.
Avez-vous une idée du type d’animal qu’elle devrait choisir ?
La police nationale est en train de remplacer son ancien système de gestion des procédures par un tout nouveau, nommé Ardoise. Et justement, en matière d’ardoise, Ardoise risque d’en laisser une jolie, notamment concernant les libertés individuelles.
D’abord, Ardoise est connecté au STIC(Système de traitement des infractions constatées), qui, lui aussi, a fait polémique : y sont mentionnées toutes les personnes, mis en cause, témoin ou victime, concernées par des affaires pénales.
Ardoise va plus loin : il contient une rubrique « État de la personne », où sont précisés certains caractères. « Homosexuel », « transsexuel », « handicapé », « sans domicile fixe », « personne se livrant à la prostitution », « travesti », « relation habituelle avec personne prostituée », « personne atteinte de troubles psychologiques », « usager de stupéfiants », « permanent syndical » figurent parmi les critères à documenter.
De quoi permettre de réaliser des tri très sélectifs, en somme. « Nous sommes scandalisés par ce logiciel, dont l’utilisation - en l’état - va à l’encontre des valeurs républicaines », s’indigne, notamment, le Syndicat national des officiers de Police.”
Sur le site Le Typographe, le créateur de polices de caractères Jean-François Porchez signale FontStruct, un nouveau genre d’application en ligne pour créer sa propre police. Preuve que ni lui ni FontShop et Rob Meek, le concepteur de FontStruct, ne font du malthusianisme : ils n’y voient pas de concurrence à leur productions.
Un simple navigateur suffit pour utiliser FontStruct, qui demandera un enregistrement préalable gratuit par courriel. Plusieurs types de licences, toutes sous Creative Commons permettent d’affiner le mode voulu à apposer aux créations.
On peut réaliser les lettres unes à unes pour tout un alphabet, et la fonte est créée, immédiatement téléchargeable compatible pour Mac et Windows, partagée sur le site ou non selon vos préférences. Un lien est fourni pour aller directement sur le résultat de votre création qui peut figurer instantanément dans la galerie du site et être rendue disponible.
Les outils de base pour dessiner et des formes prédéfinies font parties de l’interface de création. A explorer absolument ! Bon, notre création rapide demande encore plus de travail mais vous avez l’idée ! Vous en verrez de beaucoup plus évoluées qui pourraient rivaliser avec des créations commerciales.
Par ailleurs, avec le designer berlinois Frank Müller Rob Meek a produit Meek FM, un générateur de polices produit par un synthétiseur sonore, un instrument prodigieux, entre recherche scientifique et esthétique. Meek FM est un développement de Meek Typographic synthetizer (en version 4 alpha), un programme en java en ligne permettant de créer des polices True Type et de les exporter, une sorte de préfiguration de FontStruct.
Grâce à Meek FM, le designer se mue en une sorte de VJ(un videojay, disc jockey de la vidéo). Le système a déjà produit des performances.